{"id":4387,"date":"2017-01-12T10:24:32","date_gmt":"2017-01-12T10:24:32","guid":{"rendered":"https:\/\/taysirassistance.tn\/fr\/?p=4387"},"modified":"2017-01-12T10:24:32","modified_gmt":"2017-01-12T10:24:32","slug":"problemes-particuliers-de-la-transfusion-massive","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/taysirassistance.tn\/fr\/problemes-particuliers-de-la-transfusion-massive\/","title":{"rendered":"Probl\u00e8mes particuliers de la transfusion massive"},"content":{"rendered":"<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong><\/p>\n<p><strong>La r\u00e8gle actuelle est de transfuser moins et mieux. Cependant en cas d&rsquo;an\u00e9mie aigu\u00eb, le\u00a0<\/strong><strong>maintien du pouvoir oxyphorique du sang circulant est une n\u00e9cessit\u00e9 vitale et la\u00a0<\/strong><strong>transfusion de produits sanguins reste indispensable. La transfusion rapide d&rsquo;une grande\u00a0<\/strong><strong>quantit\u00e9 de sang homologue peut induire chez le receveur des complications dont la\u00a0<\/strong><strong>connaissance du m\u00e9canisme physiopathologique permet souvent la pr\u00e9vention [5, 9, 17]. La\u00a0<\/strong><strong>transfusion massive est habituellement d\u00e9finie comme la transfusion, sous forme de sang\u00a0<\/strong><strong>homologue, d&rsquo;au moins l&rsquo;\u00e9quivalent d&rsquo;une masse sanguine en moins de 24 heures. Avec\u00a0<\/strong><strong>l&rsquo;am\u00e9lioration des techniques de conservation du sang, de la transfusion et de la\u00a0<\/strong><strong>r\u00e9animation, en pratique clinique les complications apparaissent pour des volumes\u00a0<\/strong><strong>transfus\u00e9s plus importants. Ainsi la transfusion massive d\u00e9signe, soit la transfusion en 24\u00a0<\/strong><strong>heures d&rsquo;un volume nettement sup\u00e9rieur \u00e0 une masse sanguine, soit une transfusion tr\u00e8s\u00a0<\/strong><strong>rapide, c&rsquo;est-\u00e0-dire atteignant 100 ml\/min ou plus pendant plusieurs minutes. Par\u00a0<\/strong><strong>extension, et en raison de son utilisation de plus en plus fr\u00e9quente, il faut inclure dans le\u00a0<\/strong><strong>calcul des volumes transfus\u00e9s, le sang autologue r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 et retransfus\u00e9 en p\u00e9riode perou\u00a0<\/strong><strong>postop\u00e9ratoire. Nous envisagerons successivement les points suivants :\u00a0<\/strong><strong>h\u00e9mostase et transfusion massive ;\u00a0<\/strong><strong>hypothermie et r\u00e9chauffement du sang transfus\u00e9 ;\u00a0<\/strong><strong>acc\u00e9l\u00e9ration de la transfusion ;\u00a0<\/strong><strong>complications pulmonaires ;\u00a0<\/strong><strong>complications m\u00e9taboliques.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>H\u00c9MOSTASE ET TRANSFUSION MASSIVE<\/strong><\/p>\n<p><strong>Un syndrome h\u00e9morragique diffus n&rsquo;est pas rare au cours des transfusions massives [2, 4,\u00a0<\/strong><strong>11, 12].<\/strong><strong>Il associe des saignements aux points de ponction, en particulier aux points\u00a0<\/strong><strong>d&rsquo;insertion des cath\u00e9ters veineux, \u00e0 partir des plaies chirurgicales, des saignements\u00a0<\/strong><strong>cutan\u00e9s (p\u00e9t\u00e9chies, ecchymoses), et muqueux (gingivorragies, h\u00e9maturie, aspirations\u00a0<\/strong><strong>trach\u00e9ales sanglantes).<\/strong><\/p>\n<p><strong>Chez le sujet sans ant\u00e9c\u00e9dent, un saignement anormal n&rsquo;appara\u00eet\u00a0<\/strong><strong>qu&rsquo;apr\u00e8s transfusion d&rsquo;au moins une masse sanguine (soit environ 10 culots globulaires),\u00a0<\/strong><strong>voire deux masses sanguines [2, 4, 7].<\/strong><\/p>\n<p><strong>La quantit\u00e9 de sang transfus\u00e9 n&rsquo;est qu&rsquo;un des\u00a0<\/strong><strong>facteurs d\u00e9clenchants du syndrome h\u00e9morragique. En effet une transfusion massive\u00a0<\/strong><strong>r\u00e9alis\u00e9e pour une l\u00e9sion accessible \u00e0 un traitement chirurgical efficace ne compromettra\u00a0<\/strong><strong>pas les capacit\u00e9s d&rsquo;h\u00e9mostase de l&rsquo;organisme.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Mais souvent la transfusion massive est\u00a0<\/strong><strong>justifi\u00e9e par une h\u00e9morragie dont le traitement radical est difficile ou retard\u00e9, et c&rsquo;est la\u00a0<\/strong><strong>poursuite du saignement et le collapsus cardiovasculaire qui entretiennent le syndrome\u00a0<\/strong><strong>h\u00e9morragique. Trois facteurs principaux sont habituellement incrimin\u00e9s dans la survenue\u00a0<\/strong><strong>d&rsquo;un syndrome h\u00e9morragipare lors d&rsquo;une transfusion massive. Il s&rsquo;agit respectivement des\u00a0<\/strong><strong>modifications quantitatives et qualitatives des plaquettes, de la survenue d&rsquo;une<\/strong><strong>coagulopathie de consommation ou coagulation intravasculaire diss\u00e9min\u00e9e (CIVD) et de la\u00a0<\/strong><strong>dilution des facteurs de l&rsquo;h\u00e9mostase.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Thrombop\u00e9nie et thrombopathie<\/strong><\/p>\n<p><strong>La thrombop\u00e9nie est fr\u00e9quente au cours d&rsquo;une transfusion massive, le remplacement d&rsquo;un\u00a0<\/strong><strong>volume sanguin divisant sensiblement par deux la valeur initiale des plaquettes. Cette\u00a0<\/strong><strong>thrombop\u00e9nie est en partie la cons\u00e9quence de la dilution progressive du pool plaquettaire\u00a0<\/strong><strong>par des apports de sang d\u00e9pourvus de plaquettes. De m\u00eame, le sang r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 dans le\u00a0<\/strong><strong>champ op\u00e9ratoire et retransfus\u00e9 apr\u00e8s lavage par l&rsquo;interm\u00e9diaire d&rsquo;un appareil de\u00a0<\/strong><strong>r\u00e9cup\u00e9ration (\u00a0\u00bb cell-saver \u00ab\u00a0) ne contient plus de plaquettes. Pour certains, la thrombop\u00e9nie\u00a0<\/strong><strong>est proportionnelle au nombre d&rsquo;unit\u00e9s de sang transfus\u00e9es [4, 12, 26]. Pour d&rsquo;autres, cette\u00a0<\/strong><strong>relation n&rsquo;existe pas [2, 11]. Le plus souvent, le taux de plaquettes diminue nettement\u00a0<\/strong><strong>moins que ne le laisse pr\u00e9voir la simple dilution. Ceci serait d\u00fb \u00e0 une lib\u00e9ration de<\/strong><strong>plaquettes stock\u00e9es dans la rate ou la moelle. Apr\u00e8s transfusion, le taux de plaquettes\u00a0<\/strong><strong>continue \u00e0 diminuer pendant 2 \u00e0 3 jours et augmente \u00e0 partir du quatri\u00e8me jour [12]. Cela\u00a0<\/strong><strong>correspond au d\u00e9lai de maturation des m\u00e9gacaryocytes.\u00a0<\/strong><strong>Au cours des transfusions massives, une thrombopathie est favoris\u00e9e par l&rsquo;acidose,\u00a0<\/strong><strong>l&rsquo;hypothermie, l&rsquo;hypocalc\u00e9mie et le collapsus cardiovasculaire. L&rsquo;alt\u00e9ration des fonctions\u00a0<\/strong><strong>plaquettaires se traduit par un allongement du temps de saignement et une diminution de\u00a0<\/strong><strong>l&rsquo;agr\u00e9gabilit\u00e9 des plaquettes [12].<\/strong><\/p>\n<p><strong>La relation entre thrombop\u00e9nie et saignement anormal est controvers\u00e9e. Lorsque survient\u00a0<\/strong><strong>un saignement anormal lors d&rsquo;une transfusion massive, de multiples anomalies de\u00a0<\/strong><strong>l&rsquo;h\u00e9mostase autres que la thrombop\u00e9nie peuvent \u00eatre en cause. La seule fa\u00e7on d&rsquo;\u00e9tablir\u00a0<\/strong><strong>une relation entre thrombop\u00e9nie et saignement anormal est d&rsquo;\u00e9tudier l&rsquo;effet de la\u00a0<\/strong><strong>transfusion de plaquettes lors d&rsquo;une thrombop\u00e9nie d\u00e9tect\u00e9e par la num\u00e9ration plaquettaire,\u00a0<\/strong><strong>mais avant la survenue d&rsquo;un saignement anormal. Une telle transfusion prophylactique est<\/strong><strong>en g\u00e9n\u00e9ral consid\u00e9r\u00e9e comme inutile [19, 27]. Une \u00e9tude prospective randomis\u00e9e chez 33\u00a0<\/strong><strong>patients a compar\u00e9 l&rsquo;administration prophylactique de 6 unit\u00e9s de plaquettes \u00e0 celle de 2\u00a0<\/strong><strong>unit\u00e9s de plasma frais congel\u00e9, apr\u00e8s chaque transfusion de 12 unit\u00e9s de sang total.<\/strong><\/p>\n<p><strong>L&rsquo;\u00e9volution des patients a \u00e9t\u00e9 semblable dans les deux groupes avec une fr\u00e9quence\u00a0<\/strong><strong>identique de saignements anormaux [27].<\/strong><\/p>\n<p><strong>Coagulopathie de consommation<\/strong><\/p>\n<p><strong>La thrombop\u00e9nie peut \u00eatre li\u00e9e \u00e0 une coagulopathie de consommation ou CIVD,<\/strong><\/p>\n<p><strong>en\u00a0<\/strong><strong>particulier s&rsquo;il existe un choc [19]. Cependant la transfusion massive est rarement le\u00a0<\/strong><strong>facteur d\u00e9clenchant exclusif d&rsquo;une CIVD. Lors d&rsquo;une transfusion massive, l&rsquo;apparition de\u00a0<\/strong><strong>perturbations biologiques et cliniques \u00e9vocatrices d&rsquo;une CIVD est presque toujours li\u00e9e \u00e0 la\u00a0<\/strong><strong>poursuite du saignement initial et \u00e0 un \u00e9tat h\u00e9modynamique instable.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Dilution des facteurs de coagulation<\/strong><\/p>\n<p><strong>Les concentr\u00e9s globulaires ne contiennent pratiquement pas de facteurs de la coagulation\u00a0<\/strong><strong>et le sang total n&rsquo;est plus disponible.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Dans ce dernier, les facteurs labiles (facteurs V et\u00a0<\/strong><strong>VIII) disparaissent progressivement, surtout au-del\u00e0 de 15 jours de conservation.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Au cours des transfusions massives, il existe une dilution progressive des facteurs de\u00a0<\/strong><strong>coagulation, en particulier I, II, V, VII, VIII et IX [13, 22].<\/strong><\/p>\n<p><strong>Cette dilution n&rsquo;est que\u00a0<\/strong><strong>partiellement proportionnelle au volume de concentr\u00e9s globulaires et de cristallo\u00efdes\u00a0<\/strong><strong>administr\u00e9s. Les diff\u00e9rents facteurs de coagulation ne sont pas affect\u00e9s de la m\u00eame\u00a0<\/strong><strong>mani\u00e8re, mais la plupart baissent \u00e0 la phase initiale. La diminution la plus importante\u00a0<\/strong><strong>touche le facteur V. Le facteur VIII, qui est une prot\u00e9ine qui augmente lors des \u00e9tats\u00a0<\/strong><strong>d&rsquo;agression en raison d&rsquo;une synth\u00e8se et d&rsquo;une lib\u00e9ration par l&rsquo;endoth\u00e9lium vasculaire,\u00a0<\/strong><strong>diminue moins que le facteur V, et peur parfois rester \u00e0 un taux normal. Le fibrinog\u00e8ne\u00a0<\/strong><strong>remonte tr\u00e8s vite, tandis que le facteur VII reste bas pendant plusieurs jours. Outre la\u00a0<\/strong><strong>dilution, comme pour les plaquettes, il peut exister une consommation des facteurs lors\u00a0<\/strong><strong>d&rsquo;une coagulopathie de consommation surtout si un \u00e9tat de choc est associ\u00e9.<\/strong><\/p>\n<p><strong>La dilution entra\u00eene une perturbation des tests de coagulation comme le temps de Quick et\u00a0<\/strong><strong>le temps de c\u00e9phaline activ\u00e9. N\u00e9anmoins, malgr\u00e9 ces perturbations biologiques, il n&rsquo;est pas\u00a0<\/strong><strong>toujours observ\u00e9 de saignement anormal. Ainsi pour un taux de facteurs entre 20 et 40 %,\u00a0<\/strong><strong>le risque h\u00e9morragique est inconstant alors qu&rsquo;il devient constant pour des taux inf\u00e9rieurs\u00a0<\/strong><strong>\u00e0 20 % [2]. Le taux minimal de facteurs recommand\u00e9 chez un patient traumatis\u00e9 ou op\u00e9r\u00e9\u00a0<\/strong><strong>est d&rsquo;environ 40 %.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le sang autologue r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 et trait\u00e9 par \u00a0\u00bb cell-saver \u00a0\u00bb ne contient pratiquement plus de\u00a0<\/strong><strong>facteurs de la coagulation.<\/strong><\/p>\n<p><strong>De plus, lorsque les quantit\u00e9s de sang trait\u00e9es sont sup\u00e9rieures\u00a0<\/strong><strong>\u00e0 une masse sanguine, la quantit\u00e9 d&rsquo;h\u00e9parine utilis\u00e9e pour l&rsquo;anticoagulation du sang\u00a0<\/strong><strong>r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 et perfus\u00e9 n&rsquo;est plus n\u00e9gligeable et peut aggraver le saignement.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Conduite th\u00e9rapeutique<\/strong><\/p>\n<p><strong>Dans la pratique,<\/strong><\/p>\n<p><strong>la conduite th\u00e9rapeutique est dict\u00e9e par la confrontation des signes\u00a0<\/strong><strong>cliniques d&rsquo;une h\u00e9morragie anormale aux anomalies biologiques de l&rsquo;h\u00e9mostase. Une\u00a0<\/strong><strong>thrombop\u00e9nie isol\u00e9e, sans saignement anormal, ne justifie pas l&rsquo;administration\u00a0<\/strong><strong>prophylactique de plaquettes ou de plasma frais congel\u00e9. Lorsque survient une h\u00e9morragie\u00a0<\/strong><strong>anormale la conduite th\u00e9rapeutique est au mieux guid\u00e9e par les r\u00e9sultats des tests\u00a0<\/strong><strong>d&rsquo;h\u00e9mostase. Dans la pratique la num\u00e9ration plaquettaire peut \u00eatre obtenue presque\u00a0<\/strong><strong>imm\u00e9diatement. En revanche, les autres tests n\u00e9cessitent un certain d\u00e9lai. Dans un avenir\u00a0<\/strong><strong>proche, les r\u00e9sultats biologiques seront disponibles plus rapidement gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;emploi\u00a0<\/strong><strong>d&rsquo;appareils de mesure compacts et disponibles au bloc op\u00e9ratoire, du temps de Quick et du\u00a0<\/strong><strong>temps de c\u00e9phaline activ\u00e9 (appareil type Biotrack 512, Ciba-Corning) [5].<\/strong><\/p>\n<p><strong>Lorsque au cours d&rsquo;une transfusion massive survient un syndrome h\u00e9morragipare le\u00a0<\/strong><strong>traitement fait appel \u00e0 la transfusion de concentr\u00e9s plaquettaires et de plasma frais\u00a0<\/strong><strong>congel\u00e9 (PFC). On admet qu&rsquo;un chiffre de 50 000 plaquettes\/mm3 permet une h\u00e9mostase\u00a0<\/strong><strong>correcte des plaies traumatiques ou chirurgicales. Cependant des chiffres plus bas peuvent\u00a0<\/strong><strong>\u00eatre observ\u00e9s sans saignement anormal. La plupart des travaux r\u00e9cents recommandent la\u00a0<\/strong><strong>transfusion de plaquettes si la thrombop\u00e9nie est associ\u00e9e \u00e0 un saignement anormal [12, 17,\u00a0<\/strong><strong>27]. Lorsque existe un traumatisme cr\u00e2nien, il semble n\u00e9cessaire de maintenir un chiffre\u00a0<\/strong><strong>plaquettaire de 80 000\/mm3 [7], voire de 100 000\/mm3 afin de limiter le risque de\u00a0<\/strong><strong>saignement intracr\u00e2nien [6].<\/strong><\/p>\n<p><strong>Les indications du PFC sont difficiles \u00e0 d\u00e9gager \u00e0 partir des \u00e9tudes publi\u00e9es. En effet la\u00a0<\/strong><strong>plupart des \u00e9tudes exp\u00e9rimentales et cliniques ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es avec du sang total ou du\u00a0<\/strong><strong>sang total modifi\u00e9, c&rsquo;est-\u00e0-dire simplement d\u00e9pourvu de cryopr\u00e9cipit\u00e9s. Ce sang apporte\u00a0<\/strong><strong>une certaine quantit\u00e9 de facteurs de la coagulation plasmatiques et dans ces conditions il\u00a0<\/strong><strong>est impossible de conclure \u00e0 l&rsquo;inutilit\u00e9 du PFC lors de la transfusion massive. Cependant, le\u00a0<\/strong><strong>volume de concentr\u00e9s \u00e9rythrocytaires transfus\u00e9, m\u00eame s&rsquo;il d\u00e9passe une masse sanguine\u00a0<\/strong><strong>circulante, n&rsquo;est pas en lui-m\u00eame une indication de PFC. S&rsquo;il n&rsquo;y a pas de saignement\u00a0<\/strong><strong>clinique, et si les tests d&rsquo;h\u00e9mostase ne sont pas en dessous des valeurs seuils indiqu\u00e9es\u00a0<\/strong><strong>pr\u00e9c\u00e9demment, l&rsquo;apport prophylactique de PFC n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire [10, 20, 24]. La\u00a0<\/strong><strong>transfusion de PFC est n\u00e9cessaire en pr\u00e9sence d&rsquo;un saignement diffus et d&rsquo;un temps de\u00a0<\/strong><strong>Quick sup\u00e9rieur \u00e0 1,5 fois le t\u00e9moin [7, 17] ou \u00e0 1,8 fois le t\u00e9moin [2]. En l&rsquo;absence de\u00a0<\/strong><strong>r\u00e9sultats biologiques, un saignement anormal, surtout s&rsquo;il survient lors d&rsquo;une situation\u00a0<\/strong><strong>clinique connue pour s&rsquo;accompagner d&rsquo;un syndrome de d\u00e9fibrination ou d&rsquo;une CIVD, justifie\u00a0<\/strong><strong>la transfusion de PFC. Ceci est tout particuli\u00e8rement vrai lors d&rsquo;un traumatisme cr\u00e2nien,\u00a0<\/strong><strong>lors des h\u00e9morragies obst\u00e9tricales et lors de la transplantation h\u00e9patique.<\/strong><\/p>\n<p><strong>En pr\u00e9sence d&rsquo;un saignement diffus,<\/strong><\/p>\n<p><strong>on s&rsquo;attachera \u00e0 maintenir un taux de prothrombine\u00a0<\/strong><strong>sup\u00e9rieur \u00e0 50 %, un fibrinog\u00e8ne sup\u00e9rieur \u00e0 0,5 g\/l et des plaquettes sup\u00e9rieures \u00e0 50\u00a0<\/strong><strong>000\/mm3 [7, 17]. Un dernier \u00e9l\u00e9ment doit \u00eatre pris en compte. Depuis janvier 1993, le\u00a0<\/strong><strong>plasma frais est viroatt\u00e9nu\u00e9 ou s\u00e9curis\u00e9. Le risque de transmission des principaux virus\u00a0<\/strong><strong>(VIH, h\u00e9patite C) est tr\u00e8s faible. En revanche, les plaquettes exposent toujours au risque\u00a0<\/strong><strong>de transmission de maladies virales, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;elles proviennent de plusieurs\u00a0<\/strong><strong>donneurs dans le cas des concentr\u00e9s standards de plaquettes, qui restent les plus utilis\u00e9s<\/strong><strong>en urgence.<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>R\u00e9sum\u00e9 La r\u00e8gle actuelle est de transfuser moins et mieux. Cependant en cas d&rsquo;an\u00e9mie aigu\u00eb, le\u00a0maintien du pouvoir oxyphorique du sang circulant est une n\u00e9cessit\u00e9 vitale et la\u00a0transfusion de produits sanguins reste indispensable. 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