{"id":4405,"date":"2017-01-12T10:32:53","date_gmt":"2017-01-12T10:32:53","guid":{"rendered":"https:\/\/taysirassistance.tn\/fr\/?p=4405"},"modified":"2017-01-12T10:32:53","modified_gmt":"2017-01-12T10:32:53","slug":"transfusion-autologue","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/taysirassistance.tn\/fr\/transfusion-autologue\/","title":{"rendered":"Transfusion autologue"},"content":{"rendered":"<p><strong>Ce terme concerne trois types de techniques :<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u2013 la TAD, dont le b\u00e9n\u00e9fice attendu tient \u00e0 la quantit\u00e9 de GR que le\u00a0patient est capable de r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer entre le premier pr\u00e9l\u00e8vement et\u00a0<\/strong><strong>l\u2019intervention chirurgicale ;<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u2013 l\u2019HDNV pr\u00e9op\u00e9ratoire, dont le b\u00e9n\u00e9fice attendu est une diminution\u00a0<\/strong><strong>de la quantit\u00e9 de GR perdus dans le champ op\u00e9ratoire. Accessoirement,\u00a0<\/strong><strong>on attend de la retransfusion du sang frais une am\u00e9lioration de\u00a0<\/strong><strong>l\u2019h\u00e9mostase postop\u00e9ratoire, qui n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 v\u00e9ritablement\u00a0<\/strong><strong>d\u00e9montr\u00e9e ;<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u2013 la r\u00e9cup\u00e9ration p\u00e9riop\u00e9ratoire, dont le b\u00e9n\u00e9fice attendu tient \u00e0 la\u00a0<\/strong><strong>quantit\u00e9 de GR qu\u2019il est possible de r\u00e9cup\u00e9rer sans h\u00e9molyse et de\u00a0<\/strong><strong>r\u00e9injecter au patient.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Transfusion autologue diff\u00e9r\u00e9e<\/strong><\/p>\n<p><strong>Quand la probabilit\u00e9 d\u2019avoir \u00e0 transfuser un patient lors d\u2019une\u00a0<\/strong><strong>intervention chirurgicale programm\u00e9e est assez grande, et si certaines\u00a0<\/strong><strong>conditions sont r\u00e9unies, le pr\u00e9l\u00e8vement d\u2019une ou plusieurs unit\u00e9s de\u00a0<\/strong><strong>sang, dans les 5 semaines qui pr\u00e9c\u00e8dent l\u2019intervention, permet d\u2019\u00e9viter\u00a0<\/strong><strong>des transfusions homologues. Actuellement, la TAD appara\u00eet, de ce\u00a0<\/strong><strong>point de vue, comme la plus efficace des techniques de transfusion\u00a0<\/strong><strong>autologue. Le sang pr\u00e9lev\u00e9 peut se conserver 6 semaines, mais il faut\u00a0<\/strong><strong>pr\u00e9voir la possibilit\u00e9 de transfuser ce sang en p\u00e9riode postop\u00e9ratoire. Les\u00a0<\/strong><strong>modalit\u00e9s de pr\u00e9l\u00e8vement, de conservation et de distribution des\u00a0<\/strong><strong>produits de la TAD, sont encadr\u00e9es en France par la circulaire\u00a0<\/strong><strong>DGS\/DH\/AFS du 31 janvier 1997 [46].<\/strong><\/p>\n<p><strong>Quand peut-on envisager une transfusion autologue diff\u00e9r\u00e9e ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>Les avis sur ce sujet divergent quelque peu. Il est n\u00e9anmoins raisonnable\u00a0<\/strong><strong>de n\u2019envisager une TAD que lorsque la probabilit\u00e9 de devoir transfuser\u00a0<\/strong><strong>le patient est bien sup\u00e9rieure \u00e0 50 % [185]. Aux \u00c9tats-Unis, la probabilit\u00e9\u00a0<\/strong><strong>de transfuser, et le nombre de CGR \u00e0 commander pour chaque type\u00a0<\/strong><strong>d\u2019intervention, se r\u00e9f\u00e8rent \u00e0 des listes nationales, \u00e9tablies le plus souvent\u00a0<\/strong><strong>par des soci\u00e9t\u00e9s savantes : les maximum blood ordering schedules\u00a0<\/strong><strong>(MBOS). En France, la conf\u00e9rence de consensus SFAR-ANDEM [167]\u00a0<\/strong><strong>recommande au contraire \u00e0 chaque \u00e9quipe d\u2019analyser sa pratique\u00a0<\/strong><strong>transfusionnelle pour chaque type d\u2019intervention r\u00e9gl\u00e9e, et de\u00a0<\/strong><strong>n\u2019envisager d\u2019inscrire un patient sur un programme de TAD qu\u2019en\u00a0<\/strong><strong>fonction de cette analyse et des caract\u00e9ristiques du patient. Il faut se\u00a0<\/strong><strong>rappeler qu\u2019un patient de 70 kg dont l\u2019Ht est \u00e0 40 % avant l\u2019op\u00e9ration,\u00a0<\/strong><strong>aura, sans avoir \u00e9t\u00e9 transfus\u00e9, un Ht \u00e0 30 % 2 ou 3 jours apr\u00e8s son\u00a0<\/strong><strong>intervention, si les pertes sanguines p\u00e9riop\u00e9ratoires ont \u00e9t\u00e9 de 1 400 mL.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Si ce patient est en bonne sant\u00e9, il n\u2019est donc raisonnable de n\u2019envisager\u00a0<\/strong><strong>uneTADque si la perte sanguine totale pr\u00e9visible est sup\u00e9rieure \u00e0 1 500-\u00a0<\/strong><strong>2 000 mL. Dans l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019un saignement de 2 000 mL, et en\u00a0<\/strong><strong>l\u2019absence de transfusion, l\u2019Ht serait \u00e0 27 % apr\u00e8s l\u2019intervention, ce qui\u00a0<\/strong><strong>est tout \u00e0 fait acceptable. En revanche, pour une femme de 50 kg ayant\u00a0<\/strong><strong>le m\u00eame Ht initial, on envisagera une TAD si le saignement pr\u00e9visible\u00a0<\/strong><strong>est de l\u2019ordre de 1 300 mL.<\/strong><\/p>\n<p><strong>En pratique, les interventions chez l\u2019adulte qui se pr\u00eatent le mieux \u00e0 la\u00a0<\/strong><strong>TAD sont des interventions orthop\u00e9diques \u00e0 type d\u2019arthroplasties de\u00a0<\/strong><strong>hanche et de genou, ou de chirurgie complexe du rachis. La TAD est\u00a0<\/strong><strong>pratiqu\u00e9e en chirurgie cardiovasculaire, mais les d\u00e9lais plus courts pour\u00a0<\/strong><strong>l\u2019intervention et le terrain constituent un obstacle certain \u00e0 cette\u00a0<\/strong><strong>technique.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Elle est encore propos\u00e9e pour certaines interventions\u00a0<\/strong><strong>neurochirurgicales, pour r\u00e9section h\u00e9patique ou prostatectomie radicale.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Chez l\u2019enfant, toutes les interventions h\u00e9morragiques de chirurgie r\u00e9gl\u00e9e\u00a0<\/strong><strong>peuvent donner lieu \u00e0 une TAD, mais on \u00e9voque principalement la\u00a0<\/strong><strong>chirurgie du rachis et la r\u00e9paration de cardiopathies cong\u00e9nitales non\u00a0<\/strong><strong>cyanog\u00e8nes.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Physiopathologie et technique de pr\u00e9l\u00e8vement<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le b\u00e9n\u00e9fice premier que l\u2019on attend de la TAD est directement\u00a0<\/strong><strong>d\u00e9pendant de la quantit\u00e9 deGRque l\u2019organisme est capable de r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer\u00a0<\/strong><strong>en remplacement des GR pr\u00e9lev\u00e9s. L\u2019id\u00e9al serait, qu\u2019au moment de\u00a0<\/strong><strong>l\u2019intervention, l\u2019Ht soit remont\u00e9 au niveau qui \u00e9tait le sien avant le\u00a0<\/strong><strong>premier pr\u00e9l\u00e8vement. Le b\u00e9n\u00e9fice de la TAD serait alors \u00e9gal au volume\u00a0<\/strong><strong>deGRpr\u00e9lev\u00e9. En fait, il a \u00e9t\u00e9 remarqu\u00e9 depuis longtemps qu\u2019au d\u00e9cours\u00a0<\/strong><strong>des pr\u00e9l\u00e8vements initiaux, l\u2019Ht s\u2019abaisse progressivement, mais qu\u2019\u00e0\u00a0<\/strong><strong>partir du troisi\u00e8me pr\u00e9l\u00e8vement, l\u2019Ht tend \u00e0 se stabiliser autour de 36-\u00a0<\/strong><strong>38 %avant chaque pr\u00e9l\u00e8vement. Ceci laisse donc \u00e0 penser qu\u2019\u00e0 partir du\u00a0<\/strong><strong>deuxi\u00e8me pr\u00e9l\u00e8vement, la production de GR s\u2019acc\u00e9l\u00e8re et tend, peu \u00e0\u00a0<\/strong><strong>peu, \u00e0 compenser, entre deux pr\u00e9l\u00e8vements, le volume pr\u00e9lev\u00e9. Ceci a\u00a0<\/strong><strong>\u00e9t\u00e9 objectivement corrobor\u00e9 par des travaux assez r\u00e9cents [72, 119].<\/strong><\/p>\n<p><strong>Les m\u00e9canismes de cette compensation, mis en jeu lors de pr\u00e9l\u00e8vements\u00a0<\/strong><strong>it\u00e9ratifs et rapproch\u00e9s, sont maintenant bien connus. Le premier\u00a0<\/strong><strong>pr\u00e9l\u00e8vement de 450 mL de sang (180-200 mL de GR) a un faible effet\u00a0<\/strong><strong>de stimulation de la s\u00e9cr\u00e9tion de l\u2019EPO endog\u00e8ne. Chez l\u2019adulte \u00e2g\u00e9,\u00a0<\/strong><strong>l\u2019augmentation de la concentration s\u00e9rique d\u2019EPO n\u2019est pas toujours\u00a0<\/strong><strong>significative [102] ou, si elle l\u2019est, les valeurs des concentrations\u00a0<\/strong><strong>moyennes observ\u00e9es restent dans les limites des valeurs normales [119].<\/strong><\/p>\n<p><strong>L\u2019augmentation de la s\u00e9cr\u00e9tion d\u2019EPO semble plus franche chez les\u00a0<\/strong><strong>adolescents [80]. N\u00e9anmoins, chez chaque patient, apr\u00e8s le premier\u00a0<\/strong><strong>pr\u00e9l\u00e8vement, une augmentation de la concentration s\u00e9rique d\u2019EPO est\u00a0<\/strong><strong>souvent observable d\u00e8s la fin du pr\u00e9l\u00e8vement. Maximale le lendemain,<\/strong><strong>elle s\u2019att\u00e9nue rapidement dans les jours qui suivent.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Apr\u00e8s le deuxi\u00e8me\u00a0<\/strong><strong>pr\u00e9l\u00e8vement, l\u2019augmentation de la concentration s\u00e9rique d\u2019EPO est\u00a0<\/strong><strong>constamment significative, et nettement au-del\u00e0 des limites sup\u00e9rieures\u00a0<\/strong><strong>de normalit\u00e9 [119]. \u00c0 partir du troisi\u00e8me pr\u00e9l\u00e8vement, le pic de\u00a0<\/strong><strong>concentration est \u00e9lev\u00e9 et prolong\u00e9. Apr\u00e8s ce pr\u00e9l\u00e8vement, la\u00a0<\/strong><strong>concentration s\u00e9rique r\u00e9siduelle de l\u2019EPO endog\u00e8ne peut \u00eatre deux fois\u00a0<\/strong><strong>et demie plus \u00e9lev\u00e9e qu\u2019avant le premier pr\u00e9l\u00e8vement [80]. Cette s\u00e9cr\u00e9tion\u00a0<\/strong><strong>accrue de l\u2019EPO conduit \u00e0 une acc\u00e9l\u00e9ration retard\u00e9e de la production de\u00a0<\/strong><strong>GR et d\u2019Hb. On sait, en effet, que le principal point d\u2019impact de l\u2019EPO\u00a0<\/strong><strong>est repr\u00e9sent\u00e9 par les pr\u00e9curseurs \u00e9rythro\u00efdes m\u00e9dullaires, et plus\u00a0<\/strong><strong>particuli\u00e8rement les colony forming unit erythroid E (CFU E). Comme\u00a0<\/strong><strong>il faut quelques jours pour passer du stade de CFU E au stade\u00a0<\/strong><strong>d\u2019\u00e9rythroblaste mature, on comprend bien que l\u2019effet de cette\u00a0<\/strong><strong>hypers\u00e9cr\u00e9tion d\u2019EPO, en termes d\u2019augmentation du nombre de GR\u00a0<\/strong><strong>circulants, ne s\u2019observe pas avant 5 jours [112]. Lors d\u2019un programme de\u00a0<\/strong><strong>plusieurs pr\u00e9l\u00e8vements de 200 mLde GR, r\u00e9alis\u00e9s une fois par semaine,\u00a0<\/strong><strong>on observe au terme de la premi\u00e8re semaine une r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration de 70 mL\u00a0<\/strong><strong>de GR. Cette r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration atteint 100 mL durant la quatri\u00e8me semaine.<\/strong><\/p>\n<p><strong>La production deGRaugmente de fa\u00e7on exponentielle avec le temps [72].<\/strong><\/p>\n<p><strong>Finalement, apr\u00e8s trois pr\u00e9l\u00e8vements de 200 mL de GR (Ht = 100 %)\u00a0<\/strong><strong>r\u00e9alis\u00e9s en 3 semaines, la reconstitution du volume des GR atteint\u00a0<\/strong><strong>350 mL\u00e0 la fin de la troisi\u00e8me semaine [99], et environ 450 mL\u00e0 la fin de\u00a0<\/strong><strong>la quatri\u00e8me semaine, soit environ l\u2019\u00e9quivalent de deux poches et demie\u00a0<\/strong><strong>de sang homologue. C\u2019est en cela que r\u00e9side le b\u00e9n\u00e9fice de la TAD pour\u00a0<\/strong><strong>l\u2019\u00e9pargne de sang homologue.<\/strong><\/p>\n<p><strong>La connaissance de ces processus a plusieurs implications pratiques :<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u2013 il n\u2019y a qu\u2019un int\u00e9r\u00eat tr\u00e8s faible \u00e0 effectuer un pr\u00e9l\u00e8vement en vue\u00a0<\/strong><strong>d\u2019une TAD moins de 8 jours avant une intervention, car ce pr\u00e9l\u00e8vement\u00a0<\/strong><strong>n\u2019est que tr\u00e8s partiellement compens\u00e9. Un pr\u00e9l\u00e8vement, par aph\u00e9r\u00e8se,\u00a0<\/strong><strong>de 400 mLdeGRdans les 72 heures qui pr\u00e9c\u00e8dent une intervention, peut\u00a0<\/strong><strong>\u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un geste sans int\u00e9r\u00eat notable (cf infra) ;<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u2013 en revanche, il y a un int\u00e9r\u00eat certain \u00e0 commencer les pr\u00e9l\u00e8vements le\u00a0<\/strong><strong>plus longtemps possible avant l\u2019intervention (jusqu\u2019\u00e0 5 semaines). Il y a\u00a0<\/strong><strong>aussi int\u00e9r\u00eat \u00e0 effectuer les pr\u00e9l\u00e8vements initiaux de fa\u00e7on rapproch\u00e9e\u00a0<\/strong><strong>(tous les 3 ou 4 jours), suivant la technique \u00ab agressive \u00bb pr\u00e9conis\u00e9e par\u00a0<\/strong><strong>Goodnough [72] ;<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u2013 c\u2019est dans cette optique que Rosencher et al [159] ont propos\u00e9 pour la\u00a0<\/strong><strong>TADla technique des pr\u00e9l\u00e8vements deGRpar aph\u00e9r\u00e8se. Le sang pr\u00e9lev\u00e9\u00a0<\/strong><strong>au patient est trait\u00e9 de fa\u00e7on discontinue dans un s\u00e9parateur de cellules\u00a0<\/strong><strong>qui permet de conserver les GR et de r\u00e9injecter au patient le plasma et le\u00a0<\/strong><strong>buffy coat.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Quand on pr\u00e9l\u00e8ve ainsi 350 mL de GR (Ht = 100 %), la\u00a0<\/strong><strong>diminution du volume circulant est la m\u00eame que lors d\u2019un pr\u00e9l\u00e8vement\u00a0<\/strong><strong>unique en poche qui ne procure que 180 mL de GR. Si, au cours de la\u00a0<\/strong><strong>s\u00e9ance d\u2019aph\u00e9r\u00e8se, on injecte une solution de remplissage, on peut\u00a0<\/strong><strong>pr\u00e9lever, avec une tr\u00e8s bonne tol\u00e9rance h\u00e9modynamique, jusqu\u2019\u00e0\u00a0<\/strong><strong>500 mLde GR (Ht = 100 %) en une seule fois (si l\u2019Ht initial le permet).<\/strong><\/p>\n<p><strong>Dans une remarquable \u00e9tude randomis\u00e9e et en double aveugle, Smith et\u00a0<\/strong><strong>al [175] ont observ\u00e9 ce qui se passe durant les 14 jours qui suivent des\u00a0<\/strong><strong>pr\u00e9l\u00e8vements de GR par aph\u00e9r\u00e8se, soit de 0 mL (pr\u00e9l\u00e8vement simul\u00e9),\u00a0<\/strong><strong>soit de 200 mL, soit de 400 mL. Apr\u00e8s le pr\u00e9l\u00e8vement par aph\u00e9r\u00e8se de\u00a0<\/strong><strong>400 mL de GR, la s\u00e9cr\u00e9tion d\u2019EPO endog\u00e8ne est d\u2019embl\u00e9e importante,\u00a0<\/strong><strong>alors que ce n\u2019est pas le cas si l\u2019on n\u2019en pr\u00e9l\u00e8ve que 200 <span class=\"skimlinks-unlinked\">mL.Au<\/span> bout de\u00a0<\/strong><strong>2 semaines, la production deGRa \u00e9t\u00e9 respectivement de 75 mL, 256 mL\u00a0<\/strong><strong>et 309 mL, et celle d\u2019Hb de 24 g, 73 g et de 93 g. Un autre avantage\u00a0<\/strong><strong>th\u00e9orique du pr\u00e9l\u00e8vement d\u2019embl\u00e9e \u00ab massif \u00bb par aph\u00e9r\u00e8se est que,\u00a0<\/strong><strong>2 jours apr\u00e8s le pr\u00e9l\u00e8vement de 400 mL, on note une augmentation\u00a0<\/strong><strong>significative du 2,3-DPG intra\u00e9rythrocytaire, que l\u2019on n\u2019observe pas<\/strong><strong>apr\u00e8s le pr\u00e9l\u00e8vement standard de 200 mL. Dans le travail de Rosencher\u00a0<\/strong><strong>et al [159] comparant la technique \u00ab classique \u00bb de trois pr\u00e9l\u00e8vements en\u00a0<\/strong><strong>3 semaines \u00e0 celle d\u2019un pr\u00e9l\u00e8vement unique par aph\u00e9r\u00e8se de pr\u00e8s de\u00a0<\/strong><strong>500 mLde GR, la quantit\u00e9 de GR reconstitu\u00e9e au bout de 25 jours a \u00e9t\u00e9,\u00a0<\/strong><strong>avec la technique classique, de 54 %de la quantit\u00e9 pr\u00e9lev\u00e9e, contre 64 %\u00a0<\/strong><strong>avec la technique par aph\u00e9r\u00e8se ;<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u2013 la troisi\u00e8me cons\u00e9quence physiopathologique des pr\u00e9l\u00e8vements pour\u00a0<\/strong><strong>TAD est que la reconstitution postop\u00e9ratoire des GR circulants est\u00a0<\/strong><strong>nettement plus rapide quand il y a eu un programme de pr\u00e9l\u00e8vements\u00a0<\/strong><strong>pour TAD. Dans ce cas en effet, du fait de la stimulation de\u00a0<\/strong><strong>l\u2019\u00e9rythropo\u00ef\u00e8se par les pr\u00e9l\u00e8vements, la reconstitution commence d\u00e8s la<\/strong><strong>fin de l\u2019intervention. En revanche, elle n\u2019est objectivable qu\u2019\u00e0 partir du\u00a0<\/strong><strong>cinqui\u00e8me jour postop\u00e9ratoire, quand il n\u2019y a pas de programme de\u00a0<\/strong><strong>TAD [113].<\/strong><\/p>\n<p><strong>Quelques probl\u00e8mes techniques particuliers<\/strong><\/p>\n<p><strong>Chez les enfants, les principaux obstacles aux pr\u00e9l\u00e8vements de la TAD\u00a0<\/strong><strong>sont la crainte et l\u2019agitation, la petite taille des veines o\u00f9 il peut \u00eatre\u00a0<\/strong><strong>difficile d\u2019introduire une aiguille d\u2019au moins 17 G, le plus petit volume\u00a0<\/strong><strong>pr\u00e9levable en valeur absolue, et la suppl\u00e9mentation en fer. Pour toutes\u00a0<\/strong><strong>ces raisons, il est difficile d\u2019envisager uneTADchez les enfants de moins\u00a0<\/strong><strong>de 15 \u00e0 20 kg [46]. Conform\u00e9ment aux principaux standards, il est\u00a0<\/strong><strong>recommand\u00e9 de ne pas pr\u00e9lever plus de 12 mL\/kg. Il est aussi\u00a0<\/strong><strong>recommand\u00e9 par l\u2019agence fran\u00e7aise du sang de compenser le\u00a0<\/strong><strong>pr\u00e9l\u00e8vement avec une solution de s\u00e9rum sal\u00e9 quand il atteint ou d\u00e9passe\u00a0<\/strong><strong>10 mL\/kg.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le sang pr\u00e9lev\u00e9 est pr\u00e9par\u00e9 en CGR et en plasma frais congel\u00e9 (PFC).<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><strong>Sur solution SAG-M, les CGR peuvent \u00eatre conserv\u00e9s pendant 42 jours.<\/strong><strong>Dans certaines situations immunoh\u00e9matologiques tr\u00e8s rares, telles des\u00a0<\/strong><strong>poly-immunisations complexes ou la pr\u00e9sence d\u2019antig\u00e8nes publics, il est\u00a0<\/strong><strong>th\u00e9oriquement possible d\u2019envisager des pr\u00e9l\u00e8vements plus de 6\u00a0<\/strong><strong>semaines avant la date pr\u00e9vue pour l\u2019intervention et de conserver les\u00a0<\/strong><strong>CGR par cong\u00e9lation.<\/strong><\/p>\n<p><strong>D\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, les conditions de pr\u00e9l\u00e8vement, de stockage et\u00a0<\/strong><strong>de distribution des CGR autologues font l\u2019objet de proc\u00e9dures et de\u00a0<\/strong><strong>circuits diff\u00e9rents de ceux des produits homologues. Le stockage de ces\u00a0<\/strong><strong>produits, au niveau du bloc op\u00e9ratoire, en attendant l\u2019heure de\u00a0<\/strong><strong>l\u2019intervention, doit se faire dans des r\u00e9frig\u00e9rateurs distincts de ceux qui\u00a0<\/strong><strong>sont utilis\u00e9s pour le sang homologue [46].<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le contr\u00f4le ultime, en salle d\u2019op\u00e9ration ou au lit du patient, est\u00a0<\/strong><strong>recommand\u00e9. Des erreurs d\u2019attribution des produits de TAD ont \u00e9t\u00e9\u00a0<\/strong><strong>observ\u00e9es, avec une fr\u00e9quence allant de 1\/30 000 patients [123] \u00e0\u00a0<\/strong><strong>1\/45 000 [117].<\/strong><\/p>\n<p><strong>Apport de fer<\/strong><\/p>\n<p><strong>Une des cons\u00e9quences des pr\u00e9l\u00e8vements pour TAD et de l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration\u00a0<\/strong><strong>de l\u2019\u00e9rythropo\u00ef\u00e8se qu\u2019ils entra\u00eenent, est une d\u00e9pl\u00e9tion des r\u00e9serves de fer.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Chaque pr\u00e9l\u00e8vement de 200 mL de GR contient 200 mg de fer. D\u2019autre\u00a0<\/strong><strong>part, chez un adulte, il faut 150 mg de Fe++ pour permettre \u00e0 la\u00a0<\/strong><strong>concentration d\u2019Hb d\u2019augmenter de 1 g\/dL (ou \u00e0 l\u2019Ht d\u2019augmenter de\u00a0<\/strong><strong>3 %).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Pour mettre ces chiffres en perspective, nous rappellerons que\u00a0<\/strong><strong>l\u2019absorption quotidienne usuelle de fer est de l\u2019ordre de 1 mg pour des\u00a0<\/strong><strong>ingesta de 10 \u00e0 20 mg. Dans ces conditions, il n\u2019est donc pas \u00e9tonnant\u00a0<\/strong><strong>d\u2019observer, au d\u00e9cours des pr\u00e9l\u00e8vements pour TAD, chez des patients\u00a0<\/strong><strong>non carenc\u00e9s en fer, une baisse de plus de 50 % de la concentration\u00a0<\/strong><strong>plasmatique de la ferritine et de la saturation de la transferrine. On\u00a0<\/strong><strong>observe aussi une majoration du pourcentage des h\u00e9maties hypochromes\u00a0<\/strong><strong>qui t\u00e9moigne d\u2019une carence martiale \u00ab fonctionnelle \u00bb [18, 80].<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Cette\u00a0<\/strong><strong>carence est dite \u00ab fonctionnelle \u00bb, car chez plus de 75 %des patients, les\u00a0<\/strong><strong>r\u00e9serves mobilisables de fer sont nettement sup\u00e9rieures aux quantit\u00e9s\u00a0<\/strong><strong>n\u00e9cessaires dans le cadre d\u2019un programme de TAD [80].<\/strong><strong>C\u2019est la raison\u00a0<\/strong><strong>pour laquelle on a pu montrer que, dans le cadre d\u2019un programme\u00a0<\/strong><strong>comportant quatre pr\u00e9l\u00e8vements, un apport quotidien de 105 mg de Fe++\u00a0<\/strong><strong>per os, durant 4 semaines, n\u2019a aucune influence sur l\u2019\u00e9rythropo\u00ef\u00e8se par\u00a0<\/strong><strong>rapport \u00e0 l\u2019apport d\u2019un placebo [18]. Cet apport limite simplement la\u00a0<\/strong><strong>d\u00e9croissance de la concentration de la ferritine. Dans ces conditions de\u00a0<\/strong><strong>TAD, si l\u2019on voulait maintenir les r\u00e9serves de fer, il faudrait que le\u00a0<\/strong><strong>patient absorbe 800 mgde Fe++ . Cela impliquerait de lui en faire ing\u00e9rer,\u00a0<\/strong><strong>per os, pr\u00e8s de 10 000 mg sur 4 semaines, soit 350 mg\/j, ce qui est\u00a0<\/strong><strong>mat\u00e9riellement impossible et sans int\u00e9r\u00eat. N\u00e9anmoins, comme certains\u00a0<\/strong><strong>patients risquent d\u2019avoir des r\u00e9serves insuffisantes au d\u00e9part du\u00a0<\/strong><strong>programme, il n\u2019est pas illicite de prescrire syst\u00e9matiquement une dose\u00a0<\/strong><strong>quotidienne de 180 \u00e0 200 mg de Fe++ per os, d\u00e8s la consultation\u00a0<\/strong><strong>d\u2019anesth\u00e9sie, \u00e0 raison de trois comprim\u00e9s quotidiens de 200 mg de\u00a0<\/strong><strong>fumarate ferreux (Fumafert), ou de quatre comprim\u00e9s quotidiens de\u00a0<\/strong><strong>sulfate ferreux associ\u00e9 \u00e0 de l\u2019acide folique (Tardyferon B9t). Dix \u00e0 20 %\u00a0<\/strong><strong>des patients supportent mal la prise orale de fer. Si n\u00e9cessaire, on peut\u00a0<\/strong><strong>leur apporter le fer par voie veineuse, apr\u00e8s chaque pr\u00e9l\u00e8vement, \u00e0 raison\u00a0<\/strong><strong>de 0,5 mg\/mL de sang total pr\u00e9lev\u00e9. Le saccharate de fer (Venofert)\u00a0<\/strong><strong>semble \u00eatre le produit le mieux tol\u00e9r\u00e9 par voie veineuse. En fait, chez les\u00a0<\/strong><strong>sujets non d\u00e9pl\u00e9t\u00e9s en fer, l\u2019adjonction d\u2019un apport de fer intraveineux\u00a0<\/strong><strong>n\u2019augmente pas la quantit\u00e9 d\u2019Hb r\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9e [100]. Les enfants ont des\u00a0<\/strong><strong>r\u00e9serves martiales plus basses et supportent g\u00e9n\u00e9ralement mal la prise\u00a0<\/strong><strong>orale de fer. Ils b\u00e9n\u00e9ficient donc particuli\u00e8rement de la forme\u00a0<\/strong><strong>intraveineuse.<\/strong><\/p>\n<p><strong>La prescription de fer est consid\u00e9r\u00e9e comme indispensable si l\u2019on\u00a0<\/strong><strong>souhaite acc\u00e9l\u00e9rer et augmenter l\u2019\u00e9rythropo\u00ef\u00e8se de la TAD par\u00a0<\/strong><strong>l\u2019administration concomitante de rh EPO.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Effets ind\u00e9sirables<\/strong><\/p>\n<p><strong>Chez les sujets sains, la fr\u00e9quence et la gravit\u00e9 de ces effets ne sont pas\u00a0<\/strong><strong>diff\u00e9rentes de celles qui sont observ\u00e9es chez les donneurs\u00a0<\/strong><strong>volontaires [125]. Les r\u00e9actions vasovagales sont plus fr\u00e9quentes lors d\u2019un\u00a0<\/strong><strong>premier pr\u00e9l\u00e8vement, chez les patients de moins de 17 ans et de moins\u00a0<\/strong><strong>de 50 kg. Elles sont moins fr\u00e9quentes chez les patients de plus de 66 ans.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Ces \u00e9pisodes d\u2019hypotension et les r\u00e9actions vasovagales peuvent \u00eatre\u00a0<\/strong><strong>efficacement pr\u00e9venus par l\u2019administration simultan\u00e9e de solutions\u00a0<\/strong><strong>salines isotoniques [142].\u00a0<\/strong><strong>\u00c0 c\u00f4t\u00e9 de cela, il ne faut pas m\u00e9conna\u00eetre que des \u00e9pisodes d\u2019angor,\u00a0<\/strong><strong>d\u2019infarctus du myocarde, voire d\u2019exceptionnelles crises convulsives, ont\u00a0<\/strong><strong>\u00e9t\u00e9 rapport\u00e9s [9]. Un suivi par enregistrement de Holter des patients\u00a0<\/strong><strong>programm\u00e9s pour un pontage coronarien, a montr\u00e9 que chez ces patients,\u00a0<\/strong><strong>on observe significativement plus d\u2019isch\u00e9mie silencieuse et\u00a0<\/strong><strong>d\u2019extrasystoles ventriculaires durant les 24 heures qui suivent le\u00a0<\/strong><strong>pr\u00e9l\u00e8vement que durant les 24 heures qui le pr\u00e9c\u00e8dent. Quarante pour\u00a0<\/strong><strong>cent des \u00e9v\u00e9nements sont observ\u00e9s pendant le pr\u00e9l\u00e8vement ou le\u00a0<\/strong><strong>trajet [205]. Sept fois sur 10 000, il peut se produire un incident n\u00e9cessitant\u00a0<\/strong><strong>une intervention m\u00e9dicale. [185]. Un travail r\u00e9cent fait \u00e9tat d\u2019une r\u00e9action\u00a0<\/strong><strong>s\u00e9v\u00e8re pour 17 000 pr\u00e9l\u00e8vements [146]. Une r\u00e9action s\u00e9v\u00e8re est une\u00a0<\/strong><strong>r\u00e9action n\u00e9cessitant une hospitalisation. Pour Goodnough [67], la TAD\u00a0<\/strong><strong>s\u2019accompagnerait d\u2019une mortalit\u00e9 de 6\/100 000. Ces donn\u00e9es sont \u00e0\u00a0<\/strong><strong>mettre en parall\u00e8le avec l\u2019importance du risque li\u00e9 \u00e0 la transfusion\u00a0<\/strong><strong>homologue qui peut \u00eatre responsable d\u2019un accident mortel pour\u00a0<\/strong><strong>101 000 patients transfus\u00e9s [19].<\/strong><\/p>\n<p><strong>Contre-indications<\/strong><\/p>\n<p><strong>Contre-indications m\u00e9dicales<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u2013 Il n\u2019y a pas de contre-indications li\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e2ge en soi. Des patients en\u00a0<\/strong><strong>bonne sant\u00e9, qui ont plus de 75 ans, peuvent tout \u00e0 fait \u00eatre inscrits sur un\u00a0<\/strong><strong>programme de TAD. Cela ne veut pas dire pour autant que cela soit\u00a0<\/strong><strong>m\u00e9dicalement justifi\u00e9 !\u00c0l\u2019inverse, seuls des centres de pr\u00e9l\u00e8vement tr\u00e8s\u00a0<\/strong><strong>habitu\u00e9s peuvent prendre en charge des enfants de moins de 15-20 kg.<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u2013 La grossesse n\u2019est pas une contre-indication \u00e0 la TAD.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Plusieurs\u00a0<\/strong><strong>\u00e9tudes ont montr\u00e9 la bonne tol\u00e9rance de la TADchez la femme enceinte,\u00a0<\/strong><strong>\u00e0 condition toutefois que le pr\u00e9l\u00e8vement soit r\u00e9alis\u00e9 en d\u00e9cubitus lat\u00e9ral\u00a0<\/strong><strong>gauche, afin d\u2019\u00e9viter un syndrome cave [88]. Il a \u00e9t\u00e9 recommand\u00e9 de\u00a0<\/strong><strong>surveiller le rythme foetal lors du pr\u00e9l\u00e8vement, sans que cette pratique<\/strong><strong>ait jamais \u00e9t\u00e9 scientifiquement justifi\u00e9e. L\u2019un des probl\u00e8mes rencontr\u00e9s\u00a0<\/strong><strong>tient au fait que la femme enceinte appara\u00eet presque toujours an\u00e9mi\u00e9e. Il\u00a0<\/strong><strong>s\u2019agit le plus souvent d\u2019une an\u00e9mie relative par dilution, mais assez\u00a0<\/strong><strong>souvent, il existe une diminution du volume globulaire, en rapport avec\u00a0<\/strong><strong>une carence martiale qu\u2019il ne faut pas omettre de corriger. En fait, les\u00a0<\/strong><strong>besoins de transfusion sont tr\u00e8s rares lors de l\u2019accouchement et ne sont\u00a0<\/strong><strong>pas toujours pr\u00e9visibles, notamment en ce qui concerne le volume de\u00a0<\/strong><strong>sang n\u00e9cessaire, et il n\u2019y a aucun sens \u00e0 mettre syst\u00e9matiquement en\u00a0<\/strong><strong>oeuvre une TAD dont on se passe dans 99 % des cas, et qui est\u00a0<\/strong><strong>pratiquement toujours insuffisante quand une transfusion s\u2019impose.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Les seules indications de la TAD chez la femme enceinte sont les\u00a0<\/strong><strong>anomalies majeures d\u2019insertion du placenta ou l\u2019existence de situations\u00a0<\/strong><strong>immunoh\u00e9matologiques complexes, susceptibles de rendre tr\u00e8s difficile\u00a0<\/strong><strong>l\u2019attribution de sang homologue compatible. C\u2019est dans certaines de ces\u00a0<\/strong><strong>tr\u00e8s rares situations, que le pr\u00e9l\u00e8vement peut \u00eatre envisag\u00e9 plus de\u00a0<\/strong><strong>42 jours avant la date pr\u00e9vue de l\u2019accouchement, et les concentr\u00e9s\u00a0<\/strong><strong>globulaires sont alors conserv\u00e9s par cong\u00e9lation. En revanche, il est\u00a0<\/strong><strong>prudent d\u2019\u00e9viter les pr\u00e9l\u00e8vements de TADdans des situations o\u00f9 le d\u00e9bit\u00a0<\/strong><strong>placentaire pourrait \u00eatre compromis : foetus hypotrophique, parturiente\u00a0<\/strong><strong>souffrant d\u2019un diab\u00e8te s\u00e9v\u00e8re, hypertension, \u00e9tat pr\u00e9\u00e9clamptique.<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u2013 Cardiopathies : l\u2019existence d\u2019une cardiopathie bien contr\u00f4l\u00e9e,\u00a0<\/strong><strong>coronarienne ou valvulaire, ne constitue pas une contre-indication \u00e0 la\u00a0<\/strong><strong>TAD.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Il en va de m\u00eame pour certaines cardiopathies cong\u00e9nitales non\u00a0<\/strong><strong>cyanog\u00e8nes et relativement bien support\u00e9es. Toutefois, dans ces\u00a0<\/strong><strong>situations, il est souvent conseill\u00e9 d\u2019am\u00e9liorer la tol\u00e9rance du\u00a0<\/strong><strong>pr\u00e9l\u00e8vement par la perfusion d\u2019une solution sal\u00e9e isotonique. En\u00a0<\/strong><strong>revanche, un infarctus du myocarde de moins de 6 mois, une st\u00e9nose\u00a0<\/strong><strong>aortique serr\u00e9e, un angor ou une hypertension art\u00e9rielle s\u00e9v\u00e8re, non\u00a0<\/strong><strong>contr\u00f4l\u00e9s par le traitement m\u00e9dical, sont consid\u00e9r\u00e9s comme des contreindications\u00a0<\/strong><strong>\u00e0 l\u2019inscription sur un programme de TAD.<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u2013 Il est fortement d\u00e9conseill\u00e9 de r\u00e9aliser des pr\u00e9l\u00e8vements pour TAD\u00a0<\/strong><strong>chez des patients qui ont des ant\u00e9c\u00e9dents \u00e9pileptiques ou de pertes de\u00a0<\/strong><strong>connaissance, notamment lors d\u2019un premier pr\u00e9l\u00e8vement.<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u2013 Une contre-indication m\u00e9dicale formelle est l\u2019existence d\u2019une\u00a0<\/strong><strong>infection aigu\u00eb ou d\u2019une situation susceptible d\u2019entra\u00eener une\u00a0<\/strong><strong>bact\u00e9ri\u00e9mie (sondage urinaire, dispositif transcutan\u00e9). L\u2019existence\u00a0<\/strong><strong>d\u2019une diarrh\u00e9e r\u00e9cente est aussi une contre-indication formelle, mais il\u00a0<\/strong><strong>faut savoir que des contaminations de sang autologue par Yersinia\u00a0<\/strong><strong>enterocolitica ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es chez les patients qui n\u2019avaient pas de\u00a0<\/strong><strong>diarrh\u00e9e au moment du pr\u00e9l\u00e8vement [152].<\/strong><\/p>\n<p><strong>Contre-indications r\u00e9glementaires<\/strong><\/p>\n<p><strong>Dans sa circulaire du 31 janvier 1997 [46], l\u2019AFS pr\u00e9cise que : \u00ab sont\u00a0<\/strong><strong>exclus des protocoles de TAD, les patients dont le r\u00e9sultat du d\u00e9pistage\u00a0<\/strong><strong>d\u2019un ou de plusieurs des marqueurs suivants est positif :<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u2013 antig\u00e8ne Hbs ;<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u2013 anticorps anti-VHC (virus de l\u2019h\u00e9patite C) ;<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u2013 anticorps anti-VIH 1 et 2 (virus de l\u2019immunod\u00e9ficience humaine) ;<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u2013 anticorps anti-HTLV I et II (human T-cell lymphoma virus) ;<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u2013 anticorps anti-HBc isol\u00e9. \u00bb<\/strong><\/p>\n<p><strong>La seule d\u00e9rogation r\u00e9glementaire \u00e0 cette r\u00e8gle est une \u00ab situation\u00a0<\/strong><strong>d\u2019impasse th\u00e9rapeutique \u00bb, repr\u00e9sent\u00e9e par un groupe sanguin\u00a0<\/strong><strong>\u00e9rythrocytaire tr\u00e8s rare, ou par certains m\u00e9langes d\u2019anticorps irr\u00e9guliers\u00a0<\/strong><strong>anti\u00e9rythrocytaires, sans possibilit\u00e9 de solution th\u00e9rapeutique alternative\u00a0<\/strong><strong>disponible dans un d\u00e9lai raisonnable.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Ces restrictions r\u00e9glementaires \u00e0 la TAD tiennent au risque de\u00a0<\/strong><strong>transmission virale en cas d\u2019erreur d\u2019attribution. Le risque d\u2019erreur\u00a0<\/strong><strong>d\u2019attribution du sang de TAD est estim\u00e9 \u00e0 1\/30 000 \u00e0 1\/45 000 patients.<\/strong><\/p>\n<p><strong>En fait, il n\u2019y a pas de consensus sur cette attitude [50, 133], car le fait de\u00a0<\/strong><strong>priver un patient porteur d\u2019un virus du b\u00e9n\u00e9fice de la TAD l\u2019expose \u00e0\u00a0<\/strong><strong>une transfusion homologue dont l\u2019effet immunod\u00e9presseur est alors\u00a0<\/strong><strong>susceptible d\u2019entra\u00eener chez lui une prolif\u00e9ration virale. Il est<\/strong><strong>\u00e9thiquement difficile d\u2019expliquer \u00e0 certains patients que leur sang est\u00a0<\/strong><strong>pour eux le meilleur qui soit, et de priver de ce b\u00e9n\u00e9fice, d\u2019autres\u00a0<\/strong><strong>patients, qui en ont peut-\u00eatre le plus besoin.Toutefois, l\u2019introduction tr\u00e8s\u00a0<\/strong><strong>r\u00e9cente en France de la d\u00e9leucocytation syst\u00e9matique des CGR\u00a0<\/strong><strong>homologues rend maintenant cette discussion pratiquement caduque.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Place, int\u00e9r\u00eat et limites de la transfusion autologue diff\u00e9r\u00e9e<\/strong><\/p>\n<p><strong>Une \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e aux \u00c9tats-Unis, en 1987, aupr\u00e8s de 18 h\u00f4pitaux\u00a0<\/strong><strong>importants, et \u00e0 partir de 4 996 dossiers de patients relevant de chirurgie\u00a0<\/strong><strong>r\u00e9gl\u00e9e, avait montr\u00e9 que la TAD \u00e9tait susceptible de fournir 10 % des\u00a0<\/strong><strong>CGR consomm\u00e9s [191].<\/strong><\/p>\n<p><strong>Une enqu\u00eate r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 l\u2019Assistance publique-H\u00f4pitaux de Paris (APHP),\u00a0<\/strong><strong>en 1994, a montr\u00e9 que cette technique, utilis\u00e9e seule ou en\u00a0<\/strong><strong>association \u00e0 une r\u00e9cup\u00e9ration p\u00e9riop\u00e9ratoire, avait concern\u00e9 45 % des\u00a0<\/strong><strong>patients transfus\u00e9s au cours d\u2019une intervention chirurgicale\u00a0<\/strong><strong>programm\u00e9e. L\u2019\u00e9tude des dossiers avait montr\u00e9 que la TAD aurait pu\u00a0<\/strong><strong>\u00eatre r\u00e9alis\u00e9e chez 48 % des patients programm\u00e9s qui ont \u00e9t\u00e9 transfus\u00e9s.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Il \u00e9tait ressorti de ce travail que la TAD avait procur\u00e9 17 % des CGR\u00a0<\/strong><strong>consomm\u00e9s dans le cadre de la chirurgie.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Dans cette \u00e9tude, 78 % des patients qui ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019un programme\u00a0<\/strong><strong>de TAD n\u2019ont re\u00e7u que du sang autologue. Ce chiffre est \u00e0 rapprocher de<\/strong><strong>celui de 80 % rapport\u00e9 par Howard [94]. Pour des patients\u00a0<\/strong><strong>d\u2019orthop\u00e9die [65], il a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 une incidence de 9,5 % pour les\u00a0<\/strong><strong>transfusions homologues chez les patients qui \u00e9taient inscrits sur un\u00a0<\/strong><strong>programme de TAD, contre 27 % chez ceux qui n\u2019avaient pu b\u00e9n\u00e9ficier\u00a0<\/strong><strong>de la TAD. De nombreux travaux ont ainsi clairement montr\u00e9 que le\u00a0<\/strong><strong>recours \u00e0 la TAD est tr\u00e8s efficace pour \u00e9viter les apports de sang\u00a0<\/strong><strong>homologue, que ce soit en orthop\u00e9die [65, 186], en urologie [190], ou chez\u00a0<\/strong><strong>l\u2019enfant [183].<\/strong><\/p>\n<p><strong>Une m\u00e9ta-analyse r\u00e9cente [59] a finalement consid\u00e9r\u00e9 que, sur un\u00a0<\/strong><strong>ensemble de 61 \u00e9tudes comparatives, on pouvait retenir six \u00e9tudes\u00a0<\/strong><strong>prospectives et randomis\u00e9es et neuf \u00e9tudes de cohortes. Il est ressorti de\u00a0<\/strong><strong>cette m\u00e9ta-analyse que pour les patients inscrits sur un programme de\u00a0<\/strong><strong>TAD, le risque relatif d\u2019exposition au sang homologue est de 0,17 si l\u2019on\u00a0<\/strong><strong>consid\u00e8re les \u00e9tudes prospectives, ou de 0,19 pour les \u00e9tudes de cohortes.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Ceci confirme tr\u00e8s clairement l\u2019efficacit\u00e9 de cette technique, puisque les\u00a0<\/strong><strong>patients inscrits sur un programme de TADsont cinq fois moins expos\u00e9s\u00a0<\/strong><strong>\u00e0 recevoir du sang homologue que s\u2019ils ne l\u2019\u00e9taient pas. Cette \u00e9tude a,\u00a0<\/strong><strong>d\u2019autre part, montr\u00e9 que l\u2019efficacit\u00e9 de la TAD ressort d\u2019autant plus\u00a0<\/strong><strong>nettement qu\u2019il s\u2019agit de centres o\u00f9 le pourcentage de patients transfus\u00e9s\u00a0<\/strong><strong>est plus grand. Enfin, il est apparu que les patients inscrits sur un\u00a0<\/strong><strong>programme de TAD re\u00e7oivent au total plus d\u2019unit\u00e9s de GR (autologues\u00a0<\/strong><strong>et homologues), ce qui est tout \u00e0 fait logique puisque l\u2019Ht pr\u00e9op\u00e9ratoire\u00a0<\/strong><strong>de ces patients est plus bas.<\/strong><\/p>\n<p><strong>La TAD co\u00fbte plus cher que la transfusion de concentr\u00e9s homologues.<\/strong><\/p>\n<p><strong>De ce fait, son rapport surco\u00fbt-b\u00e9n\u00e9fice (en termes d\u2019ann\u00e9es de survie\u00a0<\/strong><strong>en bonne sant\u00e9) est exorbitant [20, 53]. Les deux principales causes du\u00a0<\/strong><strong>surco\u00fbt de la TAD sont les pr\u00e9l\u00e8vements en exc\u00e8s et la tendance tr\u00e8s\u00a0<\/strong><strong>nette \u00e0 surtransfuser les patients inscrits sur un programme de TAD. Si\u00a0<\/strong><strong>l\u2019on veut que laTADreste une technique acceptable, il est indispensable\u00a0<\/strong><strong>que chaque \u00e9quipe surveille tr\u00e8s attentivement sa pratique dans ce\u00a0<\/strong><strong>domaine. C\u2019est \u00e0 cause de ce mauvais rapport surco\u00fbt-b\u00e9n\u00e9fice, qu\u2019en\u00a0<\/strong><strong>1996, le jury de la conf\u00e9rence de consensus d\u2019Edinburgh [162] a\u00a0<\/strong><strong>finalement conclu, avec de grandes r\u00e9ticences : \u00ab Nous pensons que cette\u00a0<\/strong><strong>pratique peut se d\u00e9velopper au Royaume-Uni, si des ressources\u00a0<\/strong><strong>appropri\u00e9es sont d\u00e9gag\u00e9es. \u00bb Il est clair que, compte tenu du niveau de\u00a0<\/strong><strong>s\u00e9curit\u00e9 remarquable o\u00f9 sont arriv\u00e9s les produits homologues, et si l\u2019on\u00a0<\/strong><strong>compare objectivement les risques r\u00e9els des diff\u00e9rentes techniques, la\u00a0<\/strong><strong>TAD n\u2019a plus gu\u00e8re de place. Mais \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du risque r\u00e9el, il y a le risque\u00a0<\/strong><strong>v\u00e9cu par les patients et les m\u00e9decins, qui explique la valorisation un peu\u00a0<\/strong><strong>abusive qui s\u2019attache encore \u00e0 cette technique [110]. D\u2019autre part, la TAD,\u00a0<\/strong><strong>qui repr\u00e9sente actuellement 5,6 % de la collecte, constitue un appoint\u00a0<\/strong><strong>important dont il ne serait peut \u00eatre pas prudent de se passer, si les\u00a0<\/strong><strong>mesures prises par les pouvoirs publics continuent \u00e0 rendre\u00a0<\/strong><strong>l\u2019approvisionnement en sang homologue de plus en plus difficile.<\/strong><\/p>\n<p><strong>En r\u00e9sum\u00e9<\/strong><\/p>\n<p><strong>LaTADest une technique autologue efficace et s\u00e9duisante.Toutefois, sa\u00a0<\/strong><strong>mise en oeuvre est relativement lourde et implique une logistique adapt\u00e9e<\/strong><strong>et des conditions de proximit\u00e9 qui ne sont pas toujours remplies. On peut\u00a0<\/strong><strong>penser que la possibilit\u00e9 de pouvoir r\u00e9duire le nombre de pr\u00e9l\u00e8vements\u00a0<\/strong><strong>gr\u00e2ce \u00e0 un pr\u00e9l\u00e8vement unique des \u00e9rythrocytes, par aph\u00e9r\u00e8se, pourra\u00a0<\/strong><strong>r\u00e9soudre certains de ces probl\u00e8mes. N\u00e9anmoins, la TAD n\u2019est pas\u00a0<\/strong><strong>exempte de risques et est on\u00e9reuse. C\u2019est pourquoi il n\u2019y a pas\u00a0<\/strong><strong>actuellement de v\u00e9ritable consensus pour encourager son\u00a0<\/strong><strong>d\u00e9veloppement [38]. En toute logique m\u00e9dicale, il faudrait r\u00e9server la\u00a0<\/strong><strong>TAD \u00e0 des patients en bonne sant\u00e9, ayant une esp\u00e9rance de vie d\u2019au\u00a0<\/strong><strong>moins 10 ans [4], et devant subir une intervention assez h\u00e9morragique\u00a0<\/strong><strong>pour justifier une transfusion dans nettement plus de 50 % des cas.<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce terme concerne trois types de techniques : \u2013 la TAD, dont le b\u00e9n\u00e9fice attendu tient \u00e0 la quantit\u00e9 de GR que le\u00a0patient est capable de r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer entre le premier pr\u00e9l\u00e8vement et\u00a0l\u2019intervention chirurgicale ; \u2013 l\u2019HDNV pr\u00e9op\u00e9ratoire, dont le b\u00e9n\u00e9fice attendu est une diminution\u00a0de la quantit\u00e9 de GR perdus dans le champ op\u00e9ratoire. 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